Aujourd'hui, les emballages doivent remplir des fonctions qui vont bien au-delà de la simple protection et de la mise en avant de la marque. Ils doivent refléter la diversité des variantes de produits, permettre des opérations saisonnières et répondre aux exigences réglementaires, tout en étant conçus de manière à optimiser l'utilisation des matériaux et à garantir leur recyclabilité. Cela représente non seulement un défi, mais aussi une opportunité : une plus grande flexibilité dans la conception et la production des emballages ouvre de nouvelles perspectives en matière d'innovation et de proximité avec le marché.
Si des quantités minimales de commande élevées permettent de réduire le coût unitaire, elles augmentent également le risque de stockage prolongé, d'obsolescence des designs ou de stocks devenant inutilisables suite à une modification. L'impression numérique offre ici une nouvelle voie. Elle permet de réaliser des tirages plus réduits et plus variés, au plus près des besoins réels, tout en supprimant, dans certains cas, le recours aux formes imprimantes traditionnelles et aux processus de calage complexes.
La question pertinente n'est donc pas de savoir si l'impression numérique remplacera totalement l'impression conventionnelle. Il est bien plus intéressant de se demander : pour quels types d'emballages l'impression numérique pourra-t-elle, à l'avenir, apporter un avantage mesurable, et quels matériaux permettront de concrétiser cet avantage ?
